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 ∞ SERGUEI & GALZRA.

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Nemesis H. Alwpvyan

PARCHEMINS : 193
ICI DEPUIS : 29/06/2012
BAGUETTE : ∞ bois de pommier a la taille de vingt centimètre au coeur d'un ventricule de dragon.

MessageSujet: ∞ SERGUEI & GALZRA.   Mar 12 Mar - 16:29

You’re waiting for a train, a train that will take you far away. You know where you hope this train will take you, but you can’t be sure. But it doesn’t matter - because we’ll be together.
paradoxe
R
egard maladroit, la baguette se levant encore vers toi avec discrétion pour te pousser un peu plus loin, évitant le sortilège de ton adversaire avec aide, il continue encore durant des heures, il s'acharne sur ta personne, il cri encore et te force à utiliser tous les moyens possibles pour que tu t'améliores. il s'acharne encore, ignore presque les autres élèves en ta faveurs, il te tourne autour tel un rapace attendant que tu sombre, il hurle encore il t'oblige à faire des choses tu n'es pas fier, il s'amuse à te voir progresser alors que tu aimerais juste tétanisé. alors il s’arrête un moment pour ne pas sembler trop insistant il te laisse t'asseoir un moment, soupirant tu laisses ton regard se poser sur sa carrure, professeur et pourtant bourreau a tes heures. tu soupires encore, passe un main dans tes long cheveux blanc, espère qu'il te laisseras soupirer le reste du temps. pourtant il revient vers toi fuis ton regard et recommence, il t'oblige encore à lever ta baguette et à jeter des sortilèges. il ne te met jamais a cette autre place, il te laisse toujours lever torturer et non l'inverse. favoritisme qui t'obsède et te guète tu le sais il ne désir guère devoir te faire taire. alors il tourne encore et encore il hurle et s'acharne, obéissante et te taisant tu fais et ordonne chacun de ses mots. alors avec espoir tu te laisses tomber au sol par épuisement espérant que l'horloge sonne et te libère de tout cette mise en scène. heureusement ton vœu et réalisé elle retentit et alors tu fuis, le laissant là dans ces bouquins à réfléchir. alors tu tentes de grimper les escaliers et sans le vouloir tu tombes désespéré. fatigué de tout cet acharnement, tu soupires et reste là un moment. après quelques minutes de repos tu te relèves avec difficulté prenant la rampe comme aide, tu te laisses grimper les marches pour rentrer. là tu te laisses tomber sur un banc et emmène un calice de jus de citrouille à tes lèvres espérant retrouver force et panache. pourtant rien n'y fait, épuisé vidé de toute émotions désirant simplement le détruire pour son acharnement. alors tu vides la coupe d'une traite et fais demie-tour tête baisser. là tu passes alors les escaliers trouve son bureau et passe la porte de manière violente, la laissant claquer contre le mur pour se refermer aussi rapidement. avançant vers son bureau il lève alors son regard vers toi. déposant deux mains sur son bureau tu laisses tes long cheveux de neige tomber le long de ton visage, caressant ta peau avec délicatesse et panache. ton regard trouve enfin le sien, pour la première fois il ose te regarder en face. alors après un soupire de colère caché tu laisses entrevoir entre tes lèvres des mots distraits - « pour qui vous prenez vous pour vous acharner ainsi sur moi ?! » soufflas tu avant de passer une main dans tes cheveux pour dégager ton visage et pouvoir l'observer avec attention. alors après un nouveau soupire tu ajoutes de manière furieuse - « je ne pense pas vous avoir manqué une seule fois de respect ou n'avoir exécuté un sortilège demandé alors expliquez-moi pourquoi vous me détestez ! » tu avais pratiquement hurlez chacun de tes mots. tu le savais s'il le voulait il pourrait te mettre en retenue ou t'accuser d’irrespect. pourtant tu ne pouvais retenir cette rage naissante en toi, de tout cette acharnement sur ta personne. avait-il une raison de faire cela ?! ou simplement s'amusait il à te torturer pour un plaisir caché ?! tu n'en avais aucune idée mais tu étais décidé à le faire parler même si cela allait peut être te couter ta scolarité.

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Sergueï K. Nicolov

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PROFESSION : Professeur de torture douce

MessageSujet: Re: ∞ SERGUEI & GALZRA.   Mar 12 Mar - 19:15

    Le passé nous obsède, nous terrorise et nous paralyse ♥



    Encore un cours terminé. Un cours épuisant, comme tant d'autres. Il se donnait à fond, dans son enseignement. Il savait bien que personne ne comprenait ce qui le motivait. Tous imaginaient qu'il se régalait simplement de voir la souffrance sur les traits de ses élèves. Tous imaginaient qu'il avait ce brin de sadisme suffisant pour exercer ce métier par plaisir. Ils se trompaient. Il n'y avait aucun plaisir en lui. C'était même le contraire. Il sortait de chaque cours aussi courbatu et aussi mal que les élèves eux même. Et ce cours là avait été pire que les autres. Ce groupe était toujours pire que les autres. Pas que les élèves ne soient plus insolents ou plus paresseux. Son problème, c'était une élève en particulier. Galzra Abovyan. Elle n'avait au premier abord rien de différent des autres. Une élève sans histoire, peut-être un peu récalcitrante aux cours, peut-être pas très impliquée. Mais combien d'entre eux l'étaient ? Combien comprenaient la nécessité de souffrir, à l'abri d'une salle de classe, pour survivre plus tard, à l'extérieur ? Trop peu. Elle n'était pas un cas isolé. Elle n'était pas différente. Et puis, elle avait beau désapprouvé -il le voyait dans son regard- elle n'avait jamais refusé un exercice, n'avait jamais rien fait de mal. Rien qui puisse le déranger. Elle aurait pu se fondre dans la masse.

    Mais c'était l'inverse qui se produisait. Il la repérait, même au milieu d'une foule compacte. Ses cheveux blonds, presque blancs, qui se balançaient au rythme de ses mouvements, son regard bleu, pétillant, son visage encore enfantin mais derrière lequel se cachait une maturité évidente, son teint pâle, telle une poupée de porcelaine. Elle lui ressemblait tellement. La première fois qu'il l'avait croisé, il en avait eu le souffle coupé, persuadé de voir un fantôme. Persuadé de voir une revenante. Il était resté comme un con au beau milieu du couloir, observant sans comprendre sa silhouette disparaître. C'était impossible. Parfaitement, totalement impossible. Maxine était morte, il avait vu son corps, avait vérifié une centaine de fois, s'était accroché au plus petit espoir. Et voilà qu'elle réapparaissait, au milieu d'un couloir de Durmstrang. C'était impossible. Et puis, il avait finit par comprendre. Par chasser l'espoir idiot qui était monté en lui. Évidemment, que c'était impossible. Il y avait juste, à Durmstrang, une jeune femme qui ressemblait étrangement à celle qu'il avait aimé. Comme si son passé le poursuivait. Comme si le sort s'acharnait à lui rappeler ses fautes.

    Mais, même après avoir reprit ses esprits, après avoir comprit, il ne parvenait pas à agir normalement avec Galzra. Elle ressemblait trop à Maxine pour qu'il puisse la considérer comme une élève quelconque. Il ne supportait pas de la voir souffrir. Alors, il s'était mit à la protéger. Presque inconsciemment. Il prenait soin, durant ses cours, de lui éviter le maximum de torture, préférant la placer en position de tortionnaire pour qu'elle n'ait pas à se tordre de douleur sous les baguettes de ses camarades, n'hésitant pas à la protéger discrètement d'un sortilège si le besoin s'en faisait ressentir. Et parallèlement, il lui en demandait beaucoup. Il ne supportait pas de la voir se désintéresser à son cours. Elle lui rappelait trop son passé pour qu'il lui accorde le droit d'être passive. Il voulait qu'elle sache se défendre, qu'elle soit forte, suffisamment pour faire face à la vie. Il voulait lui donner toutes les armes, toutes celles dont Maxine avait manqué. Alors, il s'acharnait sur elle. Tout le monde s'en était rendu compte, même lui. Mais personne ne posait de question. Les autres élèves étaient en général ravi de voir son attention se porter ailleurs que sur eux. Quant à elle, elle n'avait jamais rien dit. Jusqu'alors.

    Sergueï, fatigué, l'image de Maxine flottant encore dans son esprit, avait rejoint son bureau. Il fallait qu'il s'occupe l'esprit. Qu'il oublie. C'est donc plus par nécessité que par réelle envie qu'il plongea dans un livre de philosophie, traitant de l'influence de la magie sur le mode de pensée des sorciers. Un truc bien compliqué qui nécessiterait son entière concentration. Mais il avait à peine eu le temps de lire une page que sa porte s'ouvrit violemment. Il ne sursauta pas. Il y avait bien longtemps qu'il n'était plus impressionnable. Cependant, il leva tout de même le regard de son livre, ouvrant la bouche pour remettre à sa place celui qui osait ainsi débouler dans son bureau. Mais les mots s'étranglèrent dans sa gorge alors que son regard tomba sur Galzra, apparemment furieuse, qui s'avançait à grands pas. Incapable du moindre mouvement, il la regarda se planter en face de lui. Merde. Elle ressemblait tellement à Maxine. C'était flippant, c'était perturbant. Sauf que jamais Maxine ne l'avait regardé avec une telle colère dans les yeux. Il lui fallait toujours quelques secondes d'adaptation, lorsqu'il se retrouvait face à Galzra. Fort heureusement, elle commença à parler, lui laissant tout le temps nécessaire pour reprendre le contrôle de lui même.

    Bien. Quel était le problème, exactement ? Il s'acharnait sur elle. Il la détestait. Non, il ne la détestait pas, loin de là. Si ça avait été le cas, elle serait depuis bien longtemps en dépression nerveuse. Donnait-il vraiment cette impression ? Il n'en savait rien. Il agissait tellement étrangement avec elle. Il pouvait être tellement froid, tellement dur. Et puis, l'instant d'après, chercher à la préserver au maximum. C'était incompréhensible, y compris pour lui. Il poussa un soupir, se laissa retomber contre le dossier de sa chaise et se força à soutenir son regard. Il fallait qu'il se débarrasse d'elle. Rapidement. Il ne savait pas comment il pouvait réagir, avec elle. Et il n'avait aucune envie de le savoir. Ce n'était pas le moment de jouer avec le passé.

    '' Tu vas te calmer immédiatement, Galzra, ou je me charge de te réduire au silence pour les dix prochaines années. ''

    Il avait parlé beaucoup plus froidement qu'il ne l'avait voulu. Mais l'agressivité avait toujours eu cet effet sur lui. Il répondait de la même façon. Si ça n'avait pas été Galzra, si ça n'avait pas été une élève, si ça n'avait pas été une femme, sans doute aurait-il déjà porté le premier coup. Il ne lui en fallait pas beaucoup. Mais il ne frappait pas le élèves, il ne frappait pas les femmes et il était hors de question de frapper celle qui lui rappelait aussi intensément Maxine.

    '' Et au lieu de hurler comme une harpie, peut-être pourrais tu t'expliquer de manière plus civilisée, comme une adulte. Qu'est ce que j'ai fais, qui justifie que tu viennes ainsi bousiller mes tympans ? ''

    Il n'avait même pas conscience que son acharnement pouvait être invivable pour la jeune femme, n'avait pas conscience que son comportement lunatique pouvait la rendre totalement dingue. Il n'y avait rien, selon lui, qui justifie cet emportement.


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Nemesis H. Alwpvyan

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MessageSujet: Re: ∞ SERGUEI & GALZRA.   Mar 12 Mar - 20:06

You’re waiting for a train, a train that will take you far away. You know where you hope this train will take you, but you can’t be sure. But it doesn’t matter - because we’ll be together.
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urieuse, déchiré par cet acharnement qu'il avait posé sur toi depuis son entrée au château, depuis que tu avais passé les portes de sa salle de classe et qu'avec ses pupilles d'un noir profond il était resté perché sur ton épaule. tel le diable qui te pousse à la faute cherchant par tous les moyens à te rendre folle à te mener à bout à chercher tes limites jusqu'à que tu tombes. tu n'avais aucune idée des souvenirs se bousculant dans sa tête de toute cette histoire de cet amour perdu qui dans tes yeux avait retrouver une once de vie. aucunement au courant de cette pure folie de cette ressemblance terrifiante, simplement élève d'un bourreau s'acharnant. alors tu avais su te taire, faire de qu'il demander de faire, restant muette à toute accusation essayant par moment de ne plus attirer son attention. c'est ainsi qu'assise à ton bureau tu fuyais son regard tu t'installais loin dans le noir. pourtant il arrivait toujours à trouver ton regard, de ses pupilles sombres et prises de désespoir, comme par pure obligation de dire ton prénom. alors tu te levais et tu subissais chaque demandes et interrogations, sortilège de torture et autre accusations.. c'est ainsi qu'il s'amusait, qu'il passait son temps qu'il te gardait prêt de lui en silence. tout le monde avait remarqué cette douce omniprésence, ce besoin maladif de te prendre le bras et de te refaire faire le sortilège jusqu'à épuisement. beaucoup d'élève c'était posé la question si cette relation n'avait pas un gout de tentation. certes cette acharnement avait un gout spéciale, chaque regard lancé en ta direction pouvait faire oublier une relation purement amical. pourtant tu avais souvent soutenue le fait qu'aucune relation n'était née. simplement des regard échangés ne comprenant guère ce besoin tant désiré. alors tu avais tenté d'oublier, tenté de ne faire aucunement attention à chaque regard intéressé, à cette fascination qu'il avait. pourtant plus les cours avancés plus la pression devenait insoutenable au point que tu passas la porte de sa salle. là tu avais avancé avec fureur voulant comprendre la cause de ces dernières heures. ayant posés tes deux mains sur son bureau pour commencer tu avais soudain reculer pour te positionner face à sa carrure d'acier. certes son regard était devenue encore plus froid, quand ta voix l'avais accusé de te prévaloir. ainsi tu avais attendu en silence les bras croisé sur ta poitrine espérant ne pas regrettait chaque mot ayant filé de tes lèvres maintenant nouée. - « Tu vas te calmer immédiatement, Galzra, ou je me charge de te réduire au silence pour les dix prochaines années. » de sa voie si froide et cassante il t'avait menacé comme il le faisait si couramment. alors tu soupiras presque, restant là face à lui. un idiot, un monstre ne comprenant guère que son acharnement t'avais conduit à ton épuisement.- « Et au lieu de hurler comme une harpie, peut-être pourrais-tu t'expliquer de manière plus civilisée, comme une adulte. Qu'est-ce que j'ai fait, qui justifie que tu viennes ainsi bousiller mes tympans ? » une phrase digne de sa personne, aussi froide et détestable. tu ne l'aimais pas, c'était un fait inévitable. un homme, froid, aimant son métier et s'amusant à te torturer. tu n'avais rien contre sa matière, une matière comme les autres qui malheureusement n'avait jamais trouvé ton intérêt. pouvait-il alors t'en vouloir pour détester une chose que d'autre aussi ne pouvait apprécier ?! pouvait-il avoir une simple dent contre toi car ton visage ne lui revenait pas ?! c'était surement la réponse la plus probable au sein de tes interrogations. pourtant tu ne pouvais pas l'admettre ou simplement t'y soumettre, bien trop fier et forte pour te laisser battre par un homme si acariâtre. alors tu avais décroisé tes bras avec une certaine lenteur, passant encore une main dans ta longue chevelure pour la poser en arrière, pour laisser ton regard doucement naitre dans le sien. il avait quelques chose de mystérieux, d’attrayant malgré le fait qu'il t'étais détestable tu ne pouvais nier son côté appréciable. pourtant tu secouas presque la tête pour faire fuir cette idée débile et revenir au cœur de cette conversation. - « de l'acharnement du pure acharnement sur ma personne ! pourquoi est-ce toujours moi sur qui vous vous mettez à hurler ?! pourquoi ne pas vous acharner sur des élèves qui en valent la peine ! » demandas tu alors sur un ton bien plus calme ne désirant pas attiser plus de flemme. pourtant tu n'avais qu'une envie lui crier au visage le fait qu'il n'avait aucun droit de s'en prendre autant à toi. - « comportais vous aussi en adulte et expliquait moi pourquoi vous passer votre temps à me fuir au détour d'une couloir et a vous acharner sur moi dans votre salle de classe ! » tu le savais toute tes paroles allaient surement avoir de lourde répercutions et pourtant tu devais savoir tu te devais de comprendre pourquoi cette histoire était à prévoir.

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Sergueï K. Nicolov

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MessageSujet: Re: ∞ SERGUEI & GALZRA.   Mer 13 Mar - 0:19

    Le passé nous obsède, nous terrorise et nous paralyse ♥



    Sergueï se targuait de ne faire aucun favoritisme parmi ses élèves. Et en général, c'était le cas. Il punissait ceux qui devaient être punis, poussait ceux qui avaient du potentiel mais qui refusaient de l'exploiter et félicitait, parfois, ceux qui le méritaient. Mais avec Galzra, c'était différent. Il était incapable d'avoir une vision objective des capacités de la jeune femme, aveuglé qu'il était par les fantômes de son passé. Il déversait sur elle sa frustration de n'avoir rien pu faire pour sauver Maxine et les autres, il déversait sur elle ses regrets d'avoir contribué à leur assassinat, il déversait sur elle toute sa peine et tout son dégoût de lui même. Lorsqu'il la poussait à bout, durant ses cours, lorsqu'il lui hurler de recommencer, encore et encore, le même sortilège, lorsqu'il refusait qu'elle s'arrête avant d'obtenir un résultat parfait, c'était pour racheter ses fautes passées. C'était maladroit, c'était stupide, mais ce n'était presque pas conscient. Il avait beau lire des bouquins de psychologie, ce n'était pas ça qui lui avait ouvert les yeux. Il ne se rendait pas compte de la situation, il ne se rendait pas compte que son comportement relevait, sinon du harcèlement, au moins de l'acharnement. Il le faisait parce qu'il en éprouvait le besoin. Il avait besoin de la voir réussir, besoin de la voir se surpasser. Il aurait ainsi l'impression d'avoir aidé Maxine, quelque part. Son esprit était fissuré, détruit par la douleur, et la frontière entre Maxine et Galzra avait tendance à se brouiller. Lorsqu'elle se levait, baguette en avant, déterminée à réussir l'exercice du premier coup, c'était Maxine qu'il voyait.

    S'il l'avait pu, sans doute l'aurait-il purement et simplement évitée, ignorée, oubliée. Il avait tenté de le faire, au début. Mais il s'était vite aperçu qu'il en était tout bonnement incapable. Pas alors qu'ils passaient des heures dans la même salle de classe. Mais, en dehors des cours, il prenait grand soin de ne pas avoir de contact avec elle, et le fait qu'il soit directeur de sa maison n'y changeait rien. Il n'allait certainement pas aller discuter avec elle, quand bien même la situation ne nécessiterait. Et il savait parfaitement que ce ne serait pas vers lui qu'elle se tournerait si elle avait besoin d'aide. La situation était très bien ainsi. Pourtant, elle venait d'entrer dans son bureau, de lui imposer ce tête à tête qu'il redoutait. Il fallait qu'il garde son calme. Qu'il ne se laisse pas emporté par les sentiments, les émotions et les souvenirs qui tournaient dans son esprit, s'entrechoquant douloureusement. Elle avait baissé d'un ton, et si le regard haineux était toujours là, au moins ne lui hurlait-elle plus dans les oreilles. Elle le toisait, bras croisés, figée, attendant une réponse. Elle avait remarqué, bien sûr, qu'il n'agissait pas avec elle comme avec les autres. Elle s'interrogeait. C'était légitime, que pouvait-il redire à cela ? Et pourtant, ça l'énervait. Il aurai préféré qu'elle n'y voit que du feu, qu'elle se taise encore, qu'elle le laisse agir comme il l'entendait, puisque ça lui permettait d'aller mieux. Du moins, c'est ce qu'il supposait. Mais ce n'était absolument pas certain que son acharnement sur Galzra soit d'un quelconque secours à son esprit troublé. Le simple fait qu'il la compare, qu'il l'assimile à Maxine était une mauvaise chose. Une partie de lui le savait. L'autre partie éprouvait simplement un plaisir coupable. Le plaisir de pouvoir à nouveau prendre sous son aile celle qu'il avait si longtemps protégé, le plaisir de s'assurer que, cette fois ci, il ne lui arriverait rien, et, il osait à peine se l'avouer, le plaisir de parcourir à nouveau ses formes du regard. Galzra n'était pourtant pas la copie conforme de Maxine. À bien y regarder, il y avait même des différences flagrantes. Mais elles étaient assez semblables pour que l'illusion se fasse. Surtout que, même s'il refusait cette idée, ses souvenirs perdaient en intensité et, n'ayant aucune photo pour se remémorer le visage de son amante, il pouvait aisément superposer les deux jeunes femmes dans son esprit. La seule différence, c'était que l'une était vivante, alors que l'autre était morte depuis des années. Que l'une ne lui accordait aucune importance alors que l'autre l'avait aimé avec passion. Que l'une était une élève alors que l'autre était une guerrière. Il n'avait pas détourné le regard, même si c'était difficile, même s'il voyageait ainsi entre le présent et le passé, revivant ses souvenirs en même temps qu'il tentait de se concentrer sur la conversation.

    '' Tu en vaux parfaitement la peine. ''

    C'était ambigu. Même pour lui. Parlait-il à Galzra ou à Maxine ? C'était confus. Maxine valait évidemment tout l'acharnement du monde. Mais Galzra ? Méritait-elle vraiment l'attention démesurée, étouffante qu'il lui portait ? Il n'en savait rien, ne s'était jamais posé la question et était de toute façon incapable d'y répondre. Cette phrase était sortie, sans qu'il ne pense à la retenir, sans qu'il n'en saisisse lui même le sens. Il avait perdu son ton froid, mordant, cassant. Il avait même été jusqu'à mettre une once de douceur derrière ces mots. Il ne se rendit compte qu'après coup qu'une telle phrase n'avait pas vraiment sa place dans le contexte. Pas balancée comme ça. Pas sans explication. Il cligna des yeux, tenta de se souvenir que ce n'était pas Maxine en face de lui, mais Galzra, et reprit la parole, en pesant un peu plus ses mots, cette fois ci.

    '' Tu as du potentiel, Galzra. Tu ne t'en rends peut-être pas compte, mais tu pourrais avoir des résultats excellents si seulement tu t'en donnais la peine. Tu as suffisamment de force de caractère pour atteindre tous les objectifs que je vous fixe lors de mes cours. Je ne m'acharne pas sur toi, je pense seulement que tu as des tas de ressources inexploitées. ''

    Il était tout à fait sincère. Il était persuadé que l'élève avait un courage suffisant pour tenir le coup sous n'importe quelle torture. Elle n'était pas comme Lysander, ce gamin qui n'avait pas su tenir sa langue, qui avait causé tant de morts. Elle était une lionne, une qui était prête à mourir pour la cause qu'elle défendait. Mais était-ce vraiment Galzra qu'il voyait ainsi, ou projetait-il simplement la personnalité de Maxine sur cette jeune étudiante qui lui ressemblait tant ? Encore une question compliquée à laquelle il n'avait même pas imaginé répondre.

    '' Il serait tant que tu en prennes conscience, au lieu de te prélasser dans tes acquis sans tenter de t'améliorer, reprit-il d'un ton acerbe. Une telle paresse n'est pas digne d'une Vulcania. Je te demande seulement un peu d'implication, ce n'est tout de même pas la lune. ''


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Nemesis H. Alwpvyan

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MessageSujet: Re: ∞ SERGUEI & GALZRA.   Mer 13 Mar - 11:02

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istance instaurer depuis que tu avais passé la porte, le ton froid et revêche de cet homme surpris par cette audace, comme pétrifier de ton entrée fracassante. c'était la première fois que tu osais passer la porte de son bureau pour l'accuser de chacun de tes maux. une simple envie de remettre les choses à leur place d'accuser ton bourreau pour qu'il change ta place. tu n'avais rien contre son cours, plus forte qu'il ne pouvait le penser en laissant son regard se balader dans ton cou. plus forte qu'il ne pourrait jamais l'imaginer, ne connaissant aucunement ton histoire passé. des années que tu refouler ce sentiments d'insécurité n'ayant jamais compris la cause de la mort de ta moitié. tombé d'un arbre la tête en avais perdant le souffle et coupant le tien. pourtant l'enquête avait doucement révéler que toucher par un sort il aurait chuté. assassina d'un être délicat tombant d'un arbre un mardi matin. des années que tu rester de glace devant toute vision de sortilège détestable, exécutant chaque mouvements de baguette sous ses ordres abjectes. pourtant il n'avait su déceler dans ton regard cette envie de crier au désespoir. cette détresse de devoir faire souffrir un homme a tes pieds te rappelant cette souffrance passé. pourtant il t'avais souvent vue céder, baisser les bras et désirant arrêter. t’obligeant alors à continuer comme si ta souffrance n'avait alors aucune importance. comment pouvait-il comprendre le mal qui t'animer quand dans ses yeux il n'y avait que de l’animosité. ici devant lui pour comprendre alors ce mal être ce besoin maladif de te faire connaitre. tu t'en rendais chaque jour un peu plus compte, son regard se baladant le long de ton échine pour céder devant tes pupilles. pourtant il recommençait à chaque cours comme pour se faire souffrir comme pour attiser sa curiosité et sa maladie. il cherchait alors des excuses légitimes comme le fait que ta baguette avait mal tourné ou simplement que le sortilège n'avait pas était jeter. pourtant, là debout devant lui le regard lever vers lui tu attendais une explications moi banales espérant qu'il te révèle enfin la cause de tout ce mal. alors dans un soupires il t'avoua - « Tu en vaux parfaitement la peine. » cette voie si douce avait laissé passer ses lèvres comme si inconscient de ses paroles il avait avoué des pensés cachés. presque surprise de ses paroles tu levas un sourcil attendant une suite. bien entendu sentir de la douceur dans sa voie te sembla un simple leur comme si derrière chacun de ses mots de caché des maux bien plus avancés. il n'ajouta rien durant quelques secondes comprenant que sa voie avait failli à ses pensées, qu'il avait laissé entrevoir des rêves inavoués. alors tu plongeas un peu plus tes pupilles d'un gris farouche dans les siennes cherchant la cause de toute cette peine. pourtant mystérieux et renfermé il ne laissa rien passé. intéressé par cette confidence tu attendais avec impatience qu'il t'expose sa souffrance. - « Tu as du potentiel, Galzra. Tu ne t'en rends peut-être pas compte, mais tu pourrais avoir des résultats excellents si seulement tu t'en donnais la peine. Tu as suffisamment de force de caractère pour atteindre tous les objectifs que je vous fixe lors de mes cours. Je ne m'acharne pas sur toi, je pense seulement que tu as des tas de ressources inexploitées. » lança-t-il alors pour changer de sujet. levant un sourcil tu avais presque envie de rire. il n'avait donc pas comprit que toute cette souffrance infliger te faisais souffrir autant que tes victimes. il n'avait donc pas su analyser la personne là debout devant lui, perdu dans les méandre d'un meurtre illégitime. souffrance naissante au fond de toi, depuis ce jour où tu avais perdu cette moitié de toi. pourtant personne n'était au courant de ce mal fécond même si ton regard avait souvent trahis beaucoup d'expressions. alors tu soupiras détachant tes bras de ton corps te laissant tomber sans demande sur la chaise installé en face de son bureau. là tu laissas ton dos se fondre dans le dossier comme pour tout oublier. - « Il serait tant que tu en prennes conscience, au lieu de te prélasser dans tes acquis sans tenter de t'améliorer, reprit-il d'un ton acerbe. Une telle paresse n'est pas digne d'une Vulcania. Je te demande seulement un peu d'implication, ce n'est tout de même pas la lune. » foutaises, mensonges et désintérêt pour ses élèves. des pensés passant dans ton esprit avec force et colère. sans vraiment t'en rendre compte les bougies non loin de toi se mirent à briller un peu plus fort, inconsciente de ta force. pourtant tu n'y fis guère attention préférant soupirer encore. là alors tu te penchas vers son bureau avec attention, plongeant encore un regard soutenue dans le sien. tu voulais qu'il comprenne, qu'il sache que ce n'était pas de la simple fainéantise de ta part, que ce n'était pas juste un désintérêt existant pour sa matière qui t'avais fait mettre les pieds ici. non. tu voulais qu'il comprenne son acharnement, cette manière de harceler constamment pour au final te défendre quand le danger se faisait trop présent. trop protecteur et pourtant si détestable quand il le désirait. homme mystérieux et complétement irrévérencieux, ne sachant que faire de toi quand tu passais la porte de sa salle de classe. alors penché vers lui, tu murmuras - « je ne me prélasse en aucun cas dans mes acquis, je ne veux pas aller plus loin dans vos expérience qui nous pousse chacun dans nos retranchement. j'ai assez souffert pour ne pas recommencer de mon plein gré. » passant une main dans tes cheveux tu te laissas alors retomber en arrière sans ajouter durant quelques minutes un nouveau son. tu ne voulais pas qu'il le sache tu voulais simplement qu'il comprenne, qu'il se foute dans le crane que ses expérience n'avait pour certain élève aucune capacité intellectuelle. alors soupirant encore tu déposais tes mains sur tes cuisses avant de cherchais un moyen de le faire parler. il évitait avec finesse le sujet aborder, il ne voulait pas l'avouer, il ne voulait pas te dire pourquoi il s'acharner ainsi sur toi, pourquoi il avait ce besoin maladif de te protéger alors qu'il vous apprenez à subir.. - « vous ne répondez pourtant pas a ma demande.. pourquoi me protéger vous ainsi par moment pour me persécuter d'ordre et d'acharnement ?! » cette phrase avait glisser entre tes lèvres de manière subtile et interrogatrice de quoi l'obliger à répondre sans ajouter un mot. pourtant tu le savais il tenterait de passer à côté.

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Sergueï K. Nicolov

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MessageSujet: Re: ∞ SERGUEI & GALZRA.   Dim 17 Mar - 20:25

    Le passé nous obsède, nous terrorise et nous paralyse ♥️



    Pourquoi ne se contentait-il pas simplement de lui indiquer la sortie ? Elle n'aurait sans doute pas osé désobéir à un ordre direct de son professeur. Elle n'avait jamais osé le faire. Il l'avait pourtant maintes fois poussée à bout. Il avait vu quelques fois les larmes aux bords de ses yeux, d'autres fois, c'était simplement la rage qui prenait place. Mais elle n'avait jamais franchit la limite. Elle n'avait jamais tout envoyé balader, elle ne l'avait jamais insulté de tous les noms, elle n'avait jamais fondu en larmes. Elle était toujours restée debout. Toujours. Elle avait toujours réalisé chacun des exercices qu'il lui avait demandé. Autant de fois qu'il le lui avait imposé. Alors, cette fois encore, elle n'aurait pas poussé l'incivilité si loin. Déjà, le fait qu'elle entre ainsi dans son bureau, sans invitation, sans même s'annoncer, était surprenant.

    Pourtant, il n'en faisait rien. Il continuait de l'écouter. Et à la vision de l'élève en colère se superposait celle, plus douce, de l'amante disparue. C'était parfaitement malsain, il s'en rendait bien compte. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle il l'avait toujours évitée dans les couloirs, dans tous les autres endroits que sa salle de classe. Il tenait à garder le peu de lucidité qu'il lui restait encore. Mais là, elle venait, elle s'imposait, sans lui laisser le moindre choix.Et, comme prévu, sa réaction était tout à fait anormale, tout à fait déplacée. N'importe quel autre élève serait sorti de ce bureau aussi vite qu'il y était rentré, coup de pied aux fesses et retenue à l'appui. Mais pas elle. En avait-elle conscience ? Apparemment, elle avait conscience de bien plus de choses qu'il ne le soupçonnait. Et évidemment, elle cherchait à comprendre. Mais que pouvait-il lui dire ? La vérité ? Hors de question. Outre le fait qu'elle le prendrait pour un cinglé, il s'agissait là de sa vie privée et il n'allait certainement pas se mettre à déballer sa vie privée à une de ses élèves. Cette histoire, presque personne n'en avait entendu parler. Il était revenu de la guerre, brisé, différent. Mais les questions de ses proches étaient restées sans réponse. Il n'y avait que quelques rares privilégiés qui connaissaient les détails de son séjour en Angleterre. Et il était impensable qu'une élève fasse partie de ces privilégiés. Pourtant, n'aurait-ce pas été légitime ? N'aurait-ce pas été plus simple ? Après tout, il lui imposait un traitement qui, de toute évidence, lui déplaisait tout à fait. Il lui imposait l'exigence, l'excellence. Il lui imposait aussi les regards douloureux, lorsqu'elle passait non loin. Il lui imposait cette présence constante, oppressante. Elle aurait eu le droit de comprendre. Elle aurait eu le droit de savoir. Peut-être aurait-il simplement fallu en parler, en vérité. Peut-être se serait-il débarrassé de ses démons, par cette simple discussion. Mais, borné et sûr de lui, il refusait de se laisser ainsi aller aux confidences.

    Il la regarda s'asseoir, tentant de se souvenir que ce n'était pas Maxine, qui se trouvait de l'autre côté du bureau, qu'il s'agissait d'une élève. Pourtant, ses paroles le glacèrent.'j'ai assez souffert pour ne pas recommencer de mon plein gré' Il voulu dire quelque chose, mais sa bouche s'ouvrit sur du vide. L'image du corps sans vie de Maxine s'imposa, douloureuse, s'étirant, brûlant chacune de ses pensées, détruisant le peu de raison qu'il lui restait. Oui, elle avait souffert. Galzra, il ne connaissait pas son histoire. Mais il savait bien, il avait bien vu les regards empreints de tristesse qu'elle lançait parfois. Quant à Maxine, il ne connaissait que trop bien sa triste histoire. Elle qui s'était battue pour sauver sa vie, alors qu'elle était encore si jeune. Elle qui avait été assassinée par la faute d'une trahison. Assassinée pour le seul crime d'être née moldue. Il sentit sa main trembler alors qu'il faisait un effort considérable pour ne rien laisser paraître de ses tourments. Fort heureusement, Galzra reprit la parole, lui laissant le temps d'oublier le choc que ses mots avaient provoqués en lui. Elle insistait. Elle savait bien qu'il ne lui répondait pas franchement. Lui qui était toujours parfaitement honnête, peut-être un peu trop même. Lui qui disait les choses comme il les pensait, sans se soucier des conventions, sans se soucier du respect, sans se soucier des susceptibilités. Pour une fois, il se terrait derrière des explications bateaux. Cette conversation commençait vraiment à le rendre malade. Non, il n'éprouvait aucun plaisir à contempler ainsi un fantôme du passé. Et s'il se plaisait à y croire un peu, à oublier la réalité, à mélanger les deux femmes, c'est uniquement parce que c'était moins douloureux ainsi. Mais il n'était pas fou. Et pas stupide non plus. Il savait parfaitement que Maxine était morte et enterrée et que la jeune femme qui lui faisait face, si elle aurait pu être sa sœur, n'était pas elle. Il le savait. Et il avait beau faire semblant, il se prenait son passé dans la gueule avec une violence qu'il n'aurait même pas osé soupçonner. Il revoyait des scènes, des images de cette époque qui, si elle s'était terminé en drame, avait été la plus belle de sa vie. Putain, il se sentait mal. Elle venait de lui mettre sous le nez tellement de souvenirs. Ceux qui peuplaient encore ses cauchemars. Ceux qu'il n'avait jamais réussi à oublier. Il suffoquait. Il avait besoin d'air. Sans rien dire, les traits durcis par une douleur qu'il ne parvenait plus à cacher, il se leva brusquement, sortit sa baguette d'une de ses poches, son paquet de clopes de l'autre. Tournant le dos à Galzra, il alla ouvrir la fenêtre, respirant une bouffée d'air frais, avant d'allumer une cigarette. La fumée lui brûla la gorge, lui remettant aussitôt les idées en place. Toujours en silence, toujours sans un regard pour son élève, il resta quelques minutes à goutter ainsi la nicotine, attendant d'avoir reprit suffisamment le contrôle de ses émotions pour pouvoir lui faire à nouveau face. Il savait bien qu'il allait passé pour un type complètement dérangé. D'ailleurs, il ne comprenait pas pourquoi elle était encore là. Elle aurait dû fuir depuis bien longtemps. Pourtant, lorsqu'il se retourna, elle était toujours à la même place, assise sur la chaise en bois. Sans doute surprise. Peut-être un peu inquiète. Peut-être un peu effrayée aussi. Mais toujours présente. Il tira une nouvelle fois sur sa clope, l'observant en silence. Pourquoi lui ressemblait-elle autant ? Qui était le Dieu sadique qui l'avait placé sur sa route ? Saloperie de Dieu. Sergueï n'était pas croyant. Il ne croyait qu'en lui même, en règle général. Mais, pour une fois, il devait bien avouer que quelque chose s'était mit en tête de faire de sa vie un enfer. Finalement, après plusieurs minutes de silence, il décida de reprendre la parole. Il fallait bien dire quelque chose, tout de même.

    '' Résumons la situation. Tu estimes que, malgré mon soi disant acharnement sur ta personne durant mes cours, je prends soin de te protéger, ce qui est, soyons franc, assez paradoxal. Plusieurs solutions s'offrent à nous. La première, je suis un malade mental, peut-être un psychopathe dangereux, schizophrène à ses heures, ou bien paranoïaque. La seconde, je suis particulièrement sadique et si je prends du plaisir à m'acharner sur toi, j'estime que je suis le seul à en avoir le droit. En gros, je suis encore une fois un psychopathe. La troisième, tu te donnes beaucoup trop d'importance, égocentrique et narcissique, tu affabules complètement. Cette fois, c'est toi, la psychopathe. Maintenant que nous avons étaler les solutions possibles, je te laisse choisir celle qui te convient le mieux. ''

    Aucun sourire. Aucune expression. Il avait cet air sérieux qui ne le quittait que rarement. Si avec ça, elle ne se barrait pas en courant, il ne savait pas quoi faire de plus. Bon, le risque était qu'elle aille se plaindre à la nouvelle directrice, qu'elle rapporte cette conversation et que, au mieux, il se retrouve au chômage. Au pire, il se retrouve interné.

    Spoiler:
     

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